Faire redécoller la métropole Rennaise

La crise économique mondiale, européenne et française liée au Covid-19 va-t-elle entraîner la disparition du trafic aérien comme en rêvent certains ? Non surement. Mais on peut sans trop se tromper prévoir une reprise lente et progressive des vols commerciaux en même temps qu’une concurrence féroce entre compagnies les plus solides ou les plus subventionnées. D’ici là beaucoup de petites compagnies « à bas prix » auront cessé leur activité ou bien auront du mal à proposer des prix compétitifs faute de trésorerie.

– De la même façon, les plateformes aéroportuaires nationales auront à se disputer les maigres trafics du début de la reprise. Au niveau régional, Nantes et Brest ont tous les atouts dans leur jeu. Malheureusement, les gestionnaires de l’aéroport de Rennes-Bretagne n’ont pas eu la volonté d’investir au moment même où ils engrangeaient des bénéfices pour créer des engagements solides avec les compagnies aériennes.  Ces bénéfices ont été distribués en totalité aux actionnaires. Au pire moment, car les compagnies « low-cost » auront besoin d’être soutenues alors que  la nouvelle directrice de l’aéroport ne disposera plus de moyens  suffisants pour attirer à Rennes les compagnies « à bas coût » survivantes.

– Les travaux prévus par la région Bretagne se termineront juste pour le déconfinement mais ne correspondent plus à ce qui avait été prévu par la Région Bretagne l’an passé. Notamment le nouveau système d’atterrissage tout temps (ILS 4C) ne sera pas installé (seuls les fourreaux électriques seront en place). Et s’il était prévu d’allonger la piste de 150m à l’est comme promis, un blocage de dernière heure est survenu et en a empêché sa réalisation. On s’étonne d’ailleurs de ce renoncement qui pourtant avait été provisionné. Un décision politique sans doute est venu contrarier ce projet pourtant essentiel à l’attractivité de l’aéroport et donc de la Métropole Rennaise ? (Comme nous l’avons signalé dernièrement ce défaut d’attractivité a entraîné le départ pour Nantes de l’exposition du CFIA qui depuis des années avait lieu à Rennes).

 

Voilà donc de nouvelles faiblesses de l’offre rennaise.

Au détriment de qui ?

  • Des brétiliens qui pourraient faire l’économie de déplacements à Nantes ou à Paris et donc de la diminution de nos émissions de gaz carbonique.
  • De l’attractivité de la métropole rennaise qui sans un véritable Aéroport Régional Européen ne peut accéder au titre de métropole européenne.
  • Au détriment de l’emploi et de l’économie rennaise. Comme nous l’avions suggéré, une base de deux avions (à l’exemple de Montpellier) sur le tarmac ce sont 1200 emplois, 100 millions de PIB .

A bénéfice de qui ?

  • Des actionnaires, rémunérés grassement (Vinci et CCI). Et aussi de quelques responsables  qui oblitèrent volontiers ce levier économique et social.

L’ADARB espère un meilleur sort pour la Région Bretagne et accompagnera toutes tentatives pour améliorer cet outil performant que peut devenir, si nos dirigeants le veulent bien, un réel Aéroport Régional Européen.

 

Hervé CAVALAN

Président ADARB

 

 

 

 

 

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Rapport de la Cours des Comptes

Bonjour à toutes et à tous,
 
A lire l'article OF ce matin le nouveau rapport de la Cours des Comptes. Il met en relief la rentabilité de l'aéroport de Rennes pour les actionnaires de la SEARD. En réalité on occulte ici d'autres scandales comme les prêts à taux usuraires que les actionnaires ont faits à la SEARD, et le siphonnage des bénéfices d'exploitation et de la trésorerie comme nous l'avons déjà montré depuis des mois (2 millions d'€ sur les bénéfices de l'année 2018). 
Les capacités d'investissements sont donc tout à fait bonnes mais sous-utilisées pour le développement de l'aéroport. Le manque d'imagination et de volonté de la part des acteurs politiques régionaux et métropolitains depuis l'abandon de NDDL, l'absence de volonté des actionnaires conduisent à un retard de développement pour l'aéroport de Rennes indigne d'une capitale régionale aux ambitions européennes. Nous devrions aujourd'hui avoir largement dépassé le million de passagers et surtout avoir ouvert de nombreuses nouvelles lignes vers les grands centres économiques européens et touristiques méditerranéens. 
 
Plus grave.  Le risque, faute de liaisons aériennes européennes, de voir partir les entreprises rennaises à vocation internationale vers Nantes est non seulement inquiétant mais déjà amorcé. 
 
Faute d'ambition sur ce véritable outils de rayonnement qu'est un aéroport régional européen, la ville de Rennes s'apprête à ne tenir qu'un rôle secondaire dans l'Ouest largement dépendant de sa rivale nantaise. 
 
Est-ce là l'ambition des futur(e)s Président(e)s de la Région Bretagne et de la Métropole Rennaise ? Il est intéressant de comparer les déclarations que l'ADARB a récupéré auprès des candidats à la Mairie de Rennes.
 
Bien à vous,
 
Hervé CAVALAN

Ouest France

email

aux candidats aux élections municipales de mars prochain

Veuillez trouver ci-dessous le mail que nous avons adressé aux candidats aux élections municipales de mars prochain : Mmes Appéré et Gandon et Ms. Compagnon, Darcel, Theurier notamment.

Madame, Monsieur,

Vous êtes candidats aux élections à la mairie de Rennes, ville centre d’une métropole de 450 000 habitants.

À ce titre l’ADARB (Association pour le développement de l’aéroport de Rennes-Bretagne) sollicite vos intentions concernant cet équipement essentiel pour les relations intérieures et internationales de notre ensemble urbain avec les grandes métropoles européennes et du bassin méditerranéen.

Nous ne doutons pas en effet que vous ayez des projets visant au développement de cet aéroport, malheureusement sous-exploité, et n’offrant donc pas au monde économique, culturel et touristique les facilités de déplacements que la seule ligne ferroviaire à grande vitesse ne peut assurer.

Sous-exploité ? Le trafic passager de l’aéroport de Rennes dans une aire urbaine de 720 000 habitants est neuf fois moins important que celui de Nantes dans une aire urbaine de 960 000 habitants.

Après l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, l’ADARB n’a cessé de présenter aux responsables politiques et économiques les « pistes » à suivre en matière d’équipements, d’appels au compagnies aériennes, notamment à bas coût, de liaisons entre la gare de Rennes et son aéroport. Elle n’a pas été entendue, comme si l’aéroport (actuellement classé 22e !) était un outil accessoire et secondaire pour la 10e métropole de France prétendue à vocation européenne.

Or les décideurs de l'aéroport de Rennes-Bretagne, malgré leurs moyens, n’ont actuellement que des objectifs médiocres face aux défis européens que doit relever la métropole rennaise.
Aussi, l’ADARD, association apolitique, vous interroge sur votre programme et vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à sa demande. Elle fera en temps voulu le point sur les réponses dont elle diffusera les contenus.

Hervé CAVALAN
Président ADARB

journal le monde

un article du « Monde »

Bonjour à toutes et à tous,

Vous lirez dans le document joint, un article du "Monde", que ce que nous avions révélé des pratiques de Vinci à Rennes, se trouve confirmée ailleurs. En effet, les lyonnais dénoncent à leur tour les pratiques excessives de Vinci qui rémunèrent grassement leurs actionnaires aux dépends des capacités d'investissements et de la trésorerie à Lyon-Saint-Exupéry.
C'est pourquoi l'ADARB continuera à demander à la Région Bretagne un nouveau Contrat de Délégation de Service Publique (CDSP), une négociation avec de nouveaux partenaires dont des collectivités publiques ou bien la création d'une Régie pour gérer l'aéroport de Rennes-Bretagne.
Bien à vous,
(Merci à Pierre V. et à Etienne M. pour leur aide)
Hervé CAVALAN

Président ADARB
un article du "Monde"

Candidats aux élections à la Mairie de Rennes, quelles sont vos intentions ?

Candidats aux élections à la Mairie de Rennes, quelles sont vos intentions ?

Madame, Monsieur,

Vous êtes candidats aux élections à la mairie de Rennes, ville centre d’une métropole de 450 000 habitants.

À ce titre l’ADARB  (Association pour le développement de l’aéroport de Rennes-Bretagne) sollicite vos intentions concernant cet équipement essentiel pour les relations intérieures et internationales de notre ensemble urbain avec les grandes métropoles européennes et du bassin méditerranéen.

Nous ne doutons pas en effet que vous ayez des projets visant au développement de cet aéroport, malheureusement sous-exploité, et n’offrant donc pas au monde économique, culturel et touristique les facilités de déplacements que la seule ligne ferroviaire à grande vitesse ne peut assurer.

Sous-exploité ? Le trafic passager de l’aéroport de Rennes dans une aire urbaine de 720 000 habitants est neuf fois moins important que celui de Nantes dans une aire urbaine de 960 000 habitants.  

Après l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, l’ADARB n’a cessé de présenter aux responsables politiques et économiques les « pistes » à suivre en matière d’équipements, d’appels au compagnies aériennes, notamment à bas coût, de liaisons entre la gare de Rennes et son aéroport. Elle n’a  pas été entendue, comme si l’aéroport (actuellement classé 22e !) était un outil accessoire et secondaire pour la 10e métropole de France prétendue à vocation européenne.

Or les responsables de l'aéroport de Rennes-Bretagne  n’ont actuellement que des objectifs médiocres face aux défis européens que doit relever la métropole rennaise. 

Aussi, l’ADARD, association apolitique, vous interroge sur votre programme et vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à sa demande.  Elle fera en temps voulu le point sur les réponses dont elle diffusera les contenus.
 
 
Hervé CAVALAN

Président ADARB

Article Ouest-France du 23.01.2020

Ouest France 23 janvier 2020

Article Ouest-France de ce jour

Bonjour à toutes et à tous,
Dans le grand article paru dans le OF de ce jour qui, tout en indiquant une légère baisse du trafic à Rennes en 2019, reproduit les propos très lénifiants des communicants de l'aéroport de Rennes. Mais cet article donne aussi le point de vue critique de l'ADARB.
C'est la première fois que, dans le même article sur les résultats de l'aéroport de Rennes, OF ouvre ses lignes à un point de vue différent.
Article en fichier joint.
Bonne journée,
Hervé CAVALAN

Président ADARB
diagramme

Article de 20 Minutes du 22.01.2020

Article de 20 Minutes

Voici les dernières nouvelles dans le quotidien 20 Minutes aujourd'hui. Et aussi pour le diagramme suivant qui illustre parfaitement que le "bashing" anti-avion ne marche curieusement qu'à ...Rennes !

La progression de Nantes montre à l'évidence que Nantes-Atlantique n'était pas saturé saturé comme ils le prétendaient mais que c'est NDDL qui a déménagé à Nantes Atlantique ! NDDL en fait existe à Nantes. Tandis que les décideurs rennais regardent les avions passer...

 

plus d'informations

diagramme

quotidien 20 Minutes

quotidien 20 Minutes

Vœux de l’ADARB

Vœux de l'Association pour le Développement de l'Aéroport de Rennes-Dinard (ADARB)

Pour une capitale régionale connectée

L’ADARB présente ses meilleurs vœux à tous les décisionnaires influents sur le développement de la capitale bretonne et formule pour 2020 le souhait suivant :

Faire de Rennes et sa métropole une vraie capitale régionale connectée à l’Europe et au pourtour méditerranéen

Actuellement, le dynamisme économique de la capitale bretonne repose essentiellement sur le lien ferroviaire rapide avec Paris. Si les Rennais peuvent prendre conscience de ce dynamisme à travers les grands travaux immobiliers, ils peuvent aussi en comprendre les limites et la fragilité : Rennes est relié presqu’exclusivement à Paris.

Le dynamisme économique de Rennes se trouve ainsi dépendant du seul pouvoir parisien et de la SNCF… voire du bon vouloir des syndicats !

Dans le même temps l’ADARB constate un ralentissement important du trafic passagers à l’aéroport de Rennes en 2019 et prévisible en 2020 avec notamment la suppression de plusieurs lignes aériennes : Bruxelles, Strasbourg, Nice et la réduction de rotations quotidiennes sur Paris CDG, Marseille et Amsterdam.

Avec son aéroport sous exploité, Rennes, en ce début 2020, est toujours la métropole française la plus isolée des centres économiques et touristiques européens.

L’ADARB interpelle ici tous les responsables politiques et économiques régionaux et métropolitains pour influer sur les décisions des actionnaires de la Société d’Exploitation de l’Aéroport de Rennes-Dinard (CCI et Vinci) pour investir et accueillir rapidement de nouvelles compagnies aériennes sur le tarmac rennais.

Ce souhait est d’autant plus réalisable que la SEARD a les capacités d’autofinancer son développement.

Alors qu’attendons nous ?

L’ADARB fait le vœu 2020 de voir enfin décoller l’Aéroport de Rennes-Bretagne.

Hervé CAVALAN
Président ADARB

Meilleurs Vœux

Vœux ADARB 2020
Évolution du solde du compte alloué aux reports des bénéfices de l’aéroport de Rennes

une nouvelle proie en vue pour la CCI35 et Vinci

Aéroport de Rennes : une nouvelle proie en vue pour la CCI35 et Vinci aux dépens du développement de l’aéroport ???

L’ADARB a récemment révélé que les deux actionnaires de la SEARD avaient récupéré tous les bénéfices du bilan 2018 de l’aéroport de Rennes aux dépens de l’investissement, à hauteur de 2M€. L’ADARB est en mesure de faire de nouvelles révélations.

Comme le montre le graphique ci-après, les bénéfices réalisés depuis 2010 sont progressivement provisionnés sur un compte annexe, dont le solde cumulé atteint actuellement près de 3,8M€. L’ADARB, craint fortement que ces fonds bloqués en réserve à la SEARD subissent le même sort que les bénéfices de 2018. C’est ce qui s’est produit dans les autres aéroports dont Vinci a la gestion[1].

[1]  https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2019/10/22/aeroports-dauvergne-rhone-alpes/vinci-senrichit-sur-le-dos-des-contribuables/

Évolution du solde du compte alloué aux reports des bénéfices de l’aéroport de Rennes

Évolution du solde du compte alloué aux reports des bénéfices de l’aéroport de Rennes

Les enquêtes de MediaCités montrent que l’ambition majeure de Vinci n’est pas l’aménagement du territoire breton et donc de l’aéroport de Rennes mais seulement – comme ailleurs - de dégager à court terme le maximum de profits aux dépens de l’investissement, du développement de l’aéroport de Rennes et finalement du contribuable breton.

l’actionnaire majoritaire de la SEARD - la CCI35

Surtout, l’ADARB est réellement scandalisée de voir l’actionnaire majoritaire de la SEARD - la CCI35, dont le rôle est d’être au service le développement économique de la métropole – se compromettre avec les méthodes financières de Vinci.

 

Que fait la CCI35 dans un tel attelage ?

Pour l’ADARB, la CCI35, actionnaire majoritaire de la SEARD, aurait dû se désolidariser de Vinci et réinvestir les profits dégagés pour le développement du trafic passagers, favoriser le commerce international de la métropole, faciliter les déplacements internationaux des Bretons, en installant sur le tarmac de Rennes une base[1] avec EasyJet, Transavia ou Vueling. C’est ce que font d’autres aéroports des grandes métropoles comparables à Rennes, comme Montpellier récemment[2].

 

Or la CCI35, en difficulté financière, est plus intéressée par les ressources immédiates et néglige, à travers l’aéroport, son vrai rôle de « coach » économique pour Rennes, la métropole et la région Bretagne.

 

En résumé :

 

- Compte-tenu des états de service de VINCI et la CCI35 dénoncés ci-dessus, il est grand temps que la région Bretagne, propriétaire et délégataire décide de modifier l’actionnariat actuel de la Société d’Exploitation des Aéroports de Rennes et Dinard (SEARD). Si possible, avant le terme du contrat actuel en 2024.

 

- On peut envisager par exemple la mise en place d’une Régie d’exploitation aéroportuaire, associant pour son administration la Région, Rennes Métropole, mais aussi Saint-Malo Agglomération.

- Dans tous les cas, il faut trouver de nouveaux exploitants motivés pour donner une dimension européenne à l’aéroport de Rennes, avec des engagements forts en termes de développement et d’investissements.

 

Enfin, pour l’ADARB, il est grand temps que les grandes entreprises bretilliennes et leurs dirigeants, qui font la force économique de la métropole rennaise et de la Bretagne, sortent du silence pour impulser un vrai développement de l’aéroport, ce qu’aujourd’hui la CCI35 ne semble plus avoir l’énergie de réaliser..

[1] L’installation d’une base de deux ou trois avions à Rennes ce serait immédiatement  :

  • entre 10 et 15 nouvelles lignes européennes,
  • au moins 5 à 700 000 passagers supplémentaires,
  • plusieurs dizaines d’emplois directs crées,
  • plusieurs millions d’€ de retombées économiques sur la métropole.

 

[2] Montpellier va accueillir une base Transavia en 2020, ouvrir quatorze nouvelles lignes, et créer près de 100 nouveaux emplois pour traiter près d’un million de passagers supplémentaires, véritable manne pour l’économie montpelliéraine.

légendes

[1]  https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2019/10/22/aeroports-dauvergne-rhone-alpes/vinci-senrichit-sur-le-dos-des-contribuables/

[2] L’installation d’une base de deux ou trois avions à Rennes ce serait immédiatement :
- entre 10 et 15 nouvelles lignes européennes,
- au moins 5 à 700 000 passagers supplémentaires,
- plusieurs dizaines d’emplois directs crées,
- plusieurs millions d’€ de retombées économiques sur la métropole.

[3] Montpellier va accueillir une base Transavia en 2020, ouvrir quatorze nouvelles lignes, et créer près de 100 nouveaux emplois pour traiter près d’un million de passagers supplémentaires, véritable manne pour l’économie montpelliéraine.

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« Le développement de l’aéroport de Rennes compromis par ses propres actionnaires ?»

Il y a quelques jours, l’ADARB se réjouissait de l’annonce de la future ligne Rennes-Francfort fin mars 2020. En même temps l’ADARB suggérait aux actionnaires (CCI et Vinci) de faire venir une base de 2 ou 3 avions sur le tarmac en invitant une compagnie à « bas-coût » (Comme EasyJet par exemple) à s’installer à Rennes.

Ce serait l’assurance d’enrayer la baisse du trafic observée en 2019 et d’une plus grande ouverture de la Bretagne à l’Europe.
Un exemple nous est donné ce jour par Montpellier qui, en accueillant une base Transavia, ouvre du même coup 20 nouvelles lignes !

Or, c’est possible d’installer une base à Rennes. Notre aéroport est suffisamment rentable pour assurer l’accueil d’une compagnie telles que Transavia ou EasyJet.

La preuve ci-dessous :

Réaffectation des bénéfices annuels

graphique

Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci joint, l’ADARB est en mesure de révéler en examinant les comptes 2018 de la SEARD que celle-ci a dégagé un bénéfice disponible de 1,373 M€. Or, au lieu d’être utilisés pour l’investissement, ces fonds ont été entièrement
redistribués aux deux actionnaires.

Pire, la CCI et Vinci pour améliorer encore leurs dividendes se sont servis dans la trésorerie de la SEARD à hauteur de 627 000€ !
Ce sont donc 2M€ utilisés pour la rémunération des actionnaires aux dépens de l’investissement.

budget annuel

C’est pourtant exactement le budget annuel suffisant pour accueillir une base à Rennes !

Ainsi le développement de l’Aéroport de Rennes-Bretagne est-il compromis par ses propres actionnaires. Ceci constitue une entrave à l’arrivée d’un véritable aéroport régional européen à Rennes et dont la Bretagne a un besoin urgent.

Il est donc normal que l’ADARB et ses adhérents s’en insurgent. D’autant que cela représente un enrichissement privé au moyen d’un bien public.

Mais, ce n’est pas tout. Car au décours de nos recherches, l’ADARB a découvert que cette pratique est un exercice habituel de Vinci. Les enquêteurs de MédiaCités ont révélé un vrai scandale dans les divers aéroports français où Vinci exerce ses talents notamment à Lyon, Grenoble et à Clermont-Ferrand, où cette fois ci, la trésorerie a été entièrement liquidée pour ne laisser quelques fois qu’une somme dérisoire (200 €) en fond de caisse. *

C’est ainsi – et par d’autres moyens – qu’à Rennes comme ailleurs Vinci, et ses associés, éreintent les ressources nécessaires au développement des aéroports qui leur sont confiés par la puissance publique.
Dans l’indifférence générale, puisque l’ADARB en est le premier révélateur pour l’aéroport de Rennes en 2019.

C’est donc tout à fait logiquement que l’ADARB revient sur ces dernières suggestions à la Région Bretagne, propriétaire de l’aéroport de Rennes-Bretagne :

- Dénoncer ou réformer un Contrat de Délégation de Service Public obsolète (Il date de 2010, avant l’abandon de NDDL, et est inadapté aux besoins actuels)
- Faire concourir de nouveaux exploitants plus ambitieux pour la Métropole bretonne et capables de réinvestir une part de leurs profits dans le développement du trafic passagers.
- Faire rentrer d’autres partenaires dans le CA de la SEARD telle que la Métropole de Rennes par exemple.

Hervé CAVALAN
Président de l’ADARB

sources

www.société.com
MédiaCités :
https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2019/10/22/aeroports-dauvergne-rhone-alpes-vinci-senrichit-sur-le-dos-du-contribuable/

* Extrait de l’enquête de MédiaCités : De Grenoble à Clermont-Ferrand, en passant par Chambéry et Lyon, l’exploitant (Vinci) procède de la même manière pour les quatre aéroports de la région qu’il exploite : depuis 2016, année de sa prise de contrôle de Lyon-Saint-Exupéry, Vinci récupère des dividendes deux à trois fois supérieurs au montant des bénéfices réalisés, en piochant dans les trésoreries.