Pour un éco-airport régional européen à Rennes

La Covid-19 entraîne avec elle des conséquences humaines et économiques désastreuses. Notamment pour l’aéronautique. De nombreuses compagnies aériennes disparaissent ou se trouvent affaiblies. Des avions restent cloués au sol et le personnel navigant se retrouve d’ores et déjà au chômage. Le tout dans un contexte délétère ou certains se contentent de désigner l’avion comme le parfait « bouc émissaire » responsable à lui tout seul de la pollution du monde.

A l’avenir, il est probable que le trafic aérien se concentre sur quelques grandes plateformes. Rennes doit être l’une de ces plateformes car l’aviation commerciale est le seul moyen efficace et peu couteux de relier la Bretagne aux régions européennes et au pourtour méditerranéen.

Mais dans ce monde d’après, où rien ne sera comme avant la Covid 19,  chacun doit prendre sa part de responsabilité en faveur d’un monde de moins en moins carboné. C’est pourquoi l’ADARB se prononce pour un :

« Un nouveau Contrat de Délégation de Service Public avec l’ambition de créer le premier EcoAirport de France »

Pour l’ADARB,  la région Bretagne,  propriétaire, doit préparer un nouveau CDSP ambitieux conciliant développement du trafic et protection de l’environnement.

 

Comment ?

Quelques suggestions de l’ADARB pour l’environnement et le développement :

A. Pour l’environnement :

  1. Mise en place d’une ÉcoRedevance passagers incitative : indexée sur la consommation moyenne à plein des avions : abattement de taxes jusqu’à 15% pour les aéronefs les plus économes en kérosène.
  2. Bornes de solutions de compensation carbone à disposition des passagers dans l’aérogare à l’image de ce qui a déjà été mis en place de CDG.
  3. Installation d’une ferme solaire de 5ha sur l’emprise : 4M€ d’investissements, 5,5GWh, soit environ la consommation annuelle d’une commune de 5 000 habitants.
  4. Transformation du parking P1 en centrale solaire à l’image de ce qui a été réalisé à l’aéroport de Montpellier. 
  5. Valorisation de la biodiversité sur l’emprise : adhésion à l’association Aéro Biodiversité, partenariats scientifiques locaux, etc. Utilisation des réserves foncières de l’aéroport pour planter des arbres qui permettront à terme de compenser les émissions de CO2 causées par la hausse du trafic. 
  6. Nouveau plan d’exposition au bruit pour limiter les nuisances sonores, en collaboration avec les associations riveraines

 

B. Pour le développement : Une base à Rennes

L’installation d’une base par une compagnie low-cost ou middle-cost à Rennes nous semble le moyen idéal pour :

  • Pérenniser durablement l’aéroport à un moment où les plus petits aéroports sont menacés de fermeture ou de fort repli
  • Nous défaire de notre dépendance structurelle à AF/KLM.
  • Créer le « choc de l’offre » dont l’aéroport a besoin et freiner la fuite vers Nantes Atlantique.
  • Pérenniser nos lignes en cas de nouvelles crises sanitaires ou économiques
  • Démontrer le réel intérêt pour l’économie locale du développement de l’aéroport en annonçant des dizaines de créations d’emploi.

En résumé : Pragmatisme écologique et économique plutôt que de freiner, voire diminuer le trafic aérien, et de compromettre notre accessibilité internationale.

Il est plus judicieux d’être ambitieux dans un nouveau CDSP, novateur sur les questions écologiques, et surtout avec un véritable modèle économique de service public, qui mobilise les profits au service des investissements sur le réseau de lignes, les infrastructures et les actions de compensation écologique.

Un aéroport régional européen éco-responsable pour la capitale de la Bretagne

Pour faire suite aux propos des écologistes rennais sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’ADARB partage avec eux ce même point de vue.

Mais, comme le montre les graphiques ci-dessous : aucun des moyens de transport en France n’est innocent en matière de pollution. Pas plus l’avion que les transports terrestres, maritimes ou même ferroviaires.

Données récemment publiées dans Le Monde :

Observons qu’en France l’avion (n’) est responsable (que) de 0,8% des gaz à effet de serre ! Loin derrière les transports terrestres.

On ne peut pas donc désigner l’avion comme principal facteur de pollution en France. C’est contraire aux faits. De plus, ce ne sont ni l’avion ni les autres moyens de transport qu’il faut condamner, mais bien les carburants fossiles qu’ils brûlent. Y compris le train – aux infrastructures coûteuses – qui en Europe est largement tributaire du diésel et d’une électricité carbonée … (ou nucléaire ce qui n’est pas mieux pour les générations futures !)

Pour sa part l’aviation commerciale a commencé sa révolution :

– Les progrès technologiques s’accélèrent : les A320Neo font 50% de bruit en moins, et consomment 15% de kérosène en moins que les moteurs actuels, et Safran annonce 30% conso de moins en 2030 avec l’open rotor. Airbus prépare l’avion à moteurs hybrides e-fan X. Sans compter Siemens et Rolls-Royce, qui promettent 50% de consommation de kérosène en moins pour 2035 !

– Nous aurons d’ici peu d’années des avions (aéronefs) court-courriers électriques pour relier les principales villes françaises et proches européennes.

 

Aujourd’hui, même en post-confinement, l’avion reviendra moins cher que les autres moyens de transport, à la fois  en infrastructure, en exploitation et en prix du billet.

Le transport aérien n’est plus l’apanage d’une classe aisée, bien au contraire. Il suffit de comparer le prix des billets d’avion/train sur Rennes/Lyon.

Plutôt que d’interdire, il faut mieux relever ensemble le défi pour une atmosphère débarrassée des excès de CO2 et trouver, écologistes et avionneurs, des solutions à basse consommation d’énergie carbonée afin d’offrir aux Français la liberté d’utiliser le transport aérien qui est, de loin, le plus performant et le plus ouvert sur le monde.

L’ADARB est convaincue que l’aéroport de Rennes peut concilier le développement de son réseau de lignes au service de l’accessibilité internationale de la Bretagne, et transition écologique, avec une série de mesures fortes, à mettre rapidement en œuvre. L’ADARB communiquera en ce sens d’ici l’été une série de propositions pour faire de l’aéroport de Rennes-Bretagne le premier ECO-Airport d’Europe.

 

Hervé CAVALAN
Président de l’ADAB
(Association pour le Développement de l’Aéroport de Rennes-Bretagne)

Faire redécoller la métropole Rennaise

La crise économique mondiale, européenne et française liée au Covid-19 va-t-elle entraîner la disparition du trafic aérien comme en rêvent certains ? Non surement. Mais on peut sans trop se tromper prévoir une reprise lente et progressive des vols commerciaux en même temps qu’une concurrence féroce entre compagnies les plus solides ou les plus subventionnées. D’ici là beaucoup de petites compagnies « à bas prix » auront cessé leur activité ou bien auront du mal à proposer des prix compétitifs faute de trésorerie.

– De la même façon, les plateformes aéroportuaires nationales auront à se disputer les maigres trafics du début de la reprise. Au niveau régional, Nantes et Brest ont tous les atouts dans leur jeu. Malheureusement, les gestionnaires de l’aéroport de Rennes-Bretagne n’ont pas eu la volonté d’investir au moment même où ils engrangeaient des bénéfices pour créer des engagements solides avec les compagnies aériennes.  Ces bénéfices ont été distribués en totalité aux actionnaires. Au pire moment, car les compagnies « low-cost » auront besoin d’être soutenues alors que  la nouvelle directrice de l’aéroport ne disposera plus de moyens  suffisants pour attirer à Rennes les compagnies « à bas coût » survivantes.

– Les travaux prévus par la région Bretagne se termineront juste pour le déconfinement mais ne correspondent plus à ce qui avait été prévu par la Région Bretagne l’an passé. Notamment le nouveau système d’atterrissage tout temps (ILS 4C) ne sera pas installé (seuls les fourreaux électriques seront en place). Et s’il était prévu d’allonger la piste de 150m à l’est comme promis, un blocage de dernière heure est survenu et en a empêché sa réalisation. On s’étonne d’ailleurs de ce renoncement qui pourtant avait été provisionné. Un décision politique sans doute est venu contrarier ce projet pourtant essentiel à l’attractivité de l’aéroport et donc de la Métropole Rennaise ? (Comme nous l’avons signalé dernièrement ce défaut d’attractivité a entraîné le départ pour Nantes de l’exposition du CFIA qui depuis des années avait lieu à Rennes).

 

Voilà donc de nouvelles faiblesses de l’offre rennaise.

Au détriment de qui ?

  • Des brétiliens qui pourraient faire l’économie de déplacements à Nantes ou à Paris et donc de la diminution de nos émissions de gaz carbonique.
  • De l’attractivité de la métropole rennaise qui sans un véritable Aéroport Régional Européen ne peut accéder au titre de métropole européenne.
  • Au détriment de l’emploi et de l’économie rennaise. Comme nous l’avions suggéré, une base de deux avions (à l’exemple de Montpellier) sur le tarmac ce sont 1200 emplois, 100 millions de PIB .

A bénéfice de qui ?

  • Des actionnaires, rémunérés grassement (Vinci et CCI). Et aussi de quelques responsables  qui oblitèrent volontiers ce levier économique et social.

L’ADARB espère un meilleur sort pour la Région Bretagne et accompagnera toutes tentatives pour améliorer cet outil performant que peut devenir, si nos dirigeants le veulent bien, un réel Aéroport Régional Européen.

 

Hervé CAVALAN

Président ADARB

 

 

 

 

 

logo Ouest France

Rapport de la Cours des Comptes

Bonjour à toutes et à tous,
 
A lire l'article OF ce matin le nouveau rapport de la Cours des Comptes. Il met en relief la rentabilité de l'aéroport de Rennes pour les actionnaires de la SEARD. En réalité on occulte ici d'autres scandales comme les prêts à taux usuraires que les actionnaires ont faits à la SEARD, et le siphonnage des bénéfices d'exploitation et de la trésorerie comme nous l'avons déjà montré depuis des mois (2 millions d'€ sur les bénéfices de l'année 2018). 
Les capacités d'investissements sont donc tout à fait bonnes mais sous-utilisées pour le développement de l'aéroport. Le manque d'imagination et de volonté de la part des acteurs politiques régionaux et métropolitains depuis l'abandon de NDDL, l'absence de volonté des actionnaires conduisent à un retard de développement pour l'aéroport de Rennes indigne d'une capitale régionale aux ambitions européennes. Nous devrions aujourd'hui avoir largement dépassé le million de passagers et surtout avoir ouvert de nombreuses nouvelles lignes vers les grands centres économiques européens et touristiques méditerranéens. 
 
Plus grave.  Le risque, faute de liaisons aériennes européennes, de voir partir les entreprises rennaises à vocation internationale vers Nantes est non seulement inquiétant mais déjà amorcé. 
 
Faute d'ambition sur ce véritable outils de rayonnement qu'est un aéroport régional européen, la ville de Rennes s'apprête à ne tenir qu'un rôle secondaire dans l'Ouest largement dépendant de sa rivale nantaise. 
 
Est-ce là l'ambition des futur(e)s Président(e)s de la Région Bretagne et de la Métropole Rennaise ? Il est intéressant de comparer les déclarations que l'ADARB a récupéré auprès des candidats à la Mairie de Rennes.
 
Bien à vous,
 
Hervé CAVALAN

Ouest France

journal le monde

un article du « Monde »

Bonjour à toutes et à tous,

Vous lirez dans le document joint, un article du "Monde", que ce que nous avions révélé des pratiques de Vinci à Rennes, se trouve confirmée ailleurs. En effet, les lyonnais dénoncent à leur tour les pratiques excessives de Vinci qui rémunèrent grassement leurs actionnaires aux dépends des capacités d'investissements et de la trésorerie à Lyon-Saint-Exupéry.
C'est pourquoi l'ADARB continuera à demander à la Région Bretagne un nouveau Contrat de Délégation de Service Publique (CDSP), une négociation avec de nouveaux partenaires dont des collectivités publiques ou bien la création d'une Régie pour gérer l'aéroport de Rennes-Bretagne.
Bien à vous,
(Merci à Pierre V. et à Etienne M. pour leur aide)
Hervé CAVALAN

Président ADARB
un article du "Monde"

Candidats aux élections à la Mairie de Rennes, quelles sont vos intentions ?

Candidats aux élections à la Mairie de Rennes, quelles sont vos intentions ?

Madame, Monsieur,

Vous êtes candidats aux élections à la mairie de Rennes, ville centre d’une métropole de 450 000 habitants.

À ce titre l’ADARB  (Association pour le développement de l’aéroport de Rennes-Bretagne) sollicite vos intentions concernant cet équipement essentiel pour les relations intérieures et internationales de notre ensemble urbain avec les grandes métropoles européennes et du bassin méditerranéen.

Nous ne doutons pas en effet que vous ayez des projets visant au développement de cet aéroport, malheureusement sous-exploité, et n’offrant donc pas au monde économique, culturel et touristique les facilités de déplacements que la seule ligne ferroviaire à grande vitesse ne peut assurer.

Sous-exploité ? Le trafic passager de l’aéroport de Rennes dans une aire urbaine de 720 000 habitants est neuf fois moins important que celui de Nantes dans une aire urbaine de 960 000 habitants.  

Après l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, l’ADARB n’a cessé de présenter aux responsables politiques et économiques les « pistes » à suivre en matière d’équipements, d’appels au compagnies aériennes, notamment à bas coût, de liaisons entre la gare de Rennes et son aéroport. Elle n’a  pas été entendue, comme si l’aéroport (actuellement classé 22e !) était un outil accessoire et secondaire pour la 10e métropole de France prétendue à vocation européenne.

Or les responsables de l'aéroport de Rennes-Bretagne  n’ont actuellement que des objectifs médiocres face aux défis européens que doit relever la métropole rennaise. 

Aussi, l’ADARD, association apolitique, vous interroge sur votre programme et vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à sa demande.  Elle fera en temps voulu le point sur les réponses dont elle diffusera les contenus.
 
 
Hervé CAVALAN

Président ADARB

Article Ouest-France du 23.01.2020

Ouest France 23 janvier 2020

Article Ouest-France de ce jour

Bonjour à toutes et à tous,
Dans le grand article paru dans le OF de ce jour qui, tout en indiquant une légère baisse du trafic à Rennes en 2019, reproduit les propos très lénifiants des communicants de l'aéroport de Rennes. Mais cet article donne aussi le point de vue critique de l'ADARB.
C'est la première fois que, dans le même article sur les résultats de l'aéroport de Rennes, OF ouvre ses lignes à un point de vue différent.
Article en fichier joint.
Bonne journée,
Hervé CAVALAN

Président ADARB
diagramme

Article de 20 Minutes du 22.01.2020

Article de 20 Minutes

Voici les dernières nouvelles dans le quotidien 20 Minutes aujourd'hui. Et aussi pour le diagramme suivant qui illustre parfaitement que le "bashing" anti-avion ne marche curieusement qu'à ...Rennes !

La progression de Nantes montre à l'évidence que Nantes-Atlantique n'était pas saturé saturé comme ils le prétendaient mais que c'est NDDL qui a déménagé à Nantes Atlantique ! NDDL en fait existe à Nantes. Tandis que les décideurs rennais regardent les avions passer...

 

plus d'informations

diagramme

quotidien 20 Minutes

quotidien 20 Minutes

Vœux de l’ADARB

Vœux de l'Association pour le Développement de l'Aéroport de Rennes-Dinard (ADARB)

Pour une capitale régionale connectée

L’ADARB présente ses meilleurs vœux à tous les décisionnaires influents sur le développement de la capitale bretonne et formule pour 2020 le souhait suivant :

Faire de Rennes et sa métropole une vraie capitale régionale connectée à l’Europe et au pourtour méditerranéen

Actuellement, le dynamisme économique de la capitale bretonne repose essentiellement sur le lien ferroviaire rapide avec Paris. Si les Rennais peuvent prendre conscience de ce dynamisme à travers les grands travaux immobiliers, ils peuvent aussi en comprendre les limites et la fragilité : Rennes est relié presqu’exclusivement à Paris.

Le dynamisme économique de Rennes se trouve ainsi dépendant du seul pouvoir parisien et de la SNCF… voire du bon vouloir des syndicats !

Dans le même temps l’ADARB constate un ralentissement important du trafic passagers à l’aéroport de Rennes en 2019 et prévisible en 2020 avec notamment la suppression de plusieurs lignes aériennes : Bruxelles, Strasbourg, Nice et la réduction de rotations quotidiennes sur Paris CDG, Marseille et Amsterdam.

Avec son aéroport sous exploité, Rennes, en ce début 2020, est toujours la métropole française la plus isolée des centres économiques et touristiques européens.

L’ADARB interpelle ici tous les responsables politiques et économiques régionaux et métropolitains pour influer sur les décisions des actionnaires de la Société d’Exploitation de l’Aéroport de Rennes-Dinard (CCI et Vinci) pour investir et accueillir rapidement de nouvelles compagnies aériennes sur le tarmac rennais.

Ce souhait est d’autant plus réalisable que la SEARD a les capacités d’autofinancer son développement.

Alors qu’attendons nous ?

L’ADARB fait le vœu 2020 de voir enfin décoller l’Aéroport de Rennes-Bretagne.

Hervé CAVALAN
Président ADARB

Meilleurs Vœux

Vœux ADARB 2020
Évolution du solde du compte alloué aux reports des bénéfices de l’aéroport de Rennes

une nouvelle proie en vue pour la CCI35 et Vinci

Aéroport de Rennes : une nouvelle proie en vue pour la CCI35 et Vinci aux dépens du développement de l’aéroport ???

L’ADARB a récemment révélé que les deux actionnaires de la SEARD avaient récupéré tous les bénéfices du bilan 2018 de l’aéroport de Rennes aux dépens de l’investissement, à hauteur de 2M€. L’ADARB est en mesure de faire de nouvelles révélations.

Comme le montre le graphique ci-après, les bénéfices réalisés depuis 2010 sont progressivement provisionnés sur un compte annexe, dont le solde cumulé atteint actuellement près de 3,8M€. L’ADARB, craint fortement que ces fonds bloqués en réserve à la SEARD subissent le même sort que les bénéfices de 2018. C’est ce qui s’est produit dans les autres aéroports dont Vinci a la gestion[1].

[1]  https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2019/10/22/aeroports-dauvergne-rhone-alpes/vinci-senrichit-sur-le-dos-des-contribuables/

Évolution du solde du compte alloué aux reports des bénéfices de l’aéroport de Rennes

Évolution du solde du compte alloué aux reports des bénéfices de l’aéroport de Rennes

Les enquêtes de MediaCités montrent que l’ambition majeure de Vinci n’est pas l’aménagement du territoire breton et donc de l’aéroport de Rennes mais seulement – comme ailleurs - de dégager à court terme le maximum de profits aux dépens de l’investissement, du développement de l’aéroport de Rennes et finalement du contribuable breton.

l’actionnaire majoritaire de la SEARD - la CCI35

Surtout, l’ADARB est réellement scandalisée de voir l’actionnaire majoritaire de la SEARD - la CCI35, dont le rôle est d’être au service le développement économique de la métropole – se compromettre avec les méthodes financières de Vinci.

 

Que fait la CCI35 dans un tel attelage ?

Pour l’ADARB, la CCI35, actionnaire majoritaire de la SEARD, aurait dû se désolidariser de Vinci et réinvestir les profits dégagés pour le développement du trafic passagers, favoriser le commerce international de la métropole, faciliter les déplacements internationaux des Bretons, en installant sur le tarmac de Rennes une base[1] avec EasyJet, Transavia ou Vueling. C’est ce que font d’autres aéroports des grandes métropoles comparables à Rennes, comme Montpellier récemment[2].

 

Or la CCI35, en difficulté financière, est plus intéressée par les ressources immédiates et néglige, à travers l’aéroport, son vrai rôle de « coach » économique pour Rennes, la métropole et la région Bretagne.

 

En résumé :

 

- Compte-tenu des états de service de VINCI et la CCI35 dénoncés ci-dessus, il est grand temps que la région Bretagne, propriétaire et délégataire décide de modifier l’actionnariat actuel de la Société d’Exploitation des Aéroports de Rennes et Dinard (SEARD). Si possible, avant le terme du contrat actuel en 2024.

 

- On peut envisager par exemple la mise en place d’une Régie d’exploitation aéroportuaire, associant pour son administration la Région, Rennes Métropole, mais aussi Saint-Malo Agglomération.

- Dans tous les cas, il faut trouver de nouveaux exploitants motivés pour donner une dimension européenne à l’aéroport de Rennes, avec des engagements forts en termes de développement et d’investissements.

 

Enfin, pour l’ADARB, il est grand temps que les grandes entreprises bretilliennes et leurs dirigeants, qui font la force économique de la métropole rennaise et de la Bretagne, sortent du silence pour impulser un vrai développement de l’aéroport, ce qu’aujourd’hui la CCI35 ne semble plus avoir l’énergie de réaliser..

[1] L’installation d’une base de deux ou trois avions à Rennes ce serait immédiatement  :

  • entre 10 et 15 nouvelles lignes européennes,
  • au moins 5 à 700 000 passagers supplémentaires,
  • plusieurs dizaines d’emplois directs crées,
  • plusieurs millions d’€ de retombées économiques sur la métropole.

 

[2] Montpellier va accueillir une base Transavia en 2020, ouvrir quatorze nouvelles lignes, et créer près de 100 nouveaux emplois pour traiter près d’un million de passagers supplémentaires, véritable manne pour l’économie montpelliéraine.

légendes

[1]  https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2019/10/22/aeroports-dauvergne-rhone-alpes/vinci-senrichit-sur-le-dos-des-contribuables/

[2] L’installation d’une base de deux ou trois avions à Rennes ce serait immédiatement :
- entre 10 et 15 nouvelles lignes européennes,
- au moins 5 à 700 000 passagers supplémentaires,
- plusieurs dizaines d’emplois directs crées,
- plusieurs millions d’€ de retombées économiques sur la métropole.

[3] Montpellier va accueillir une base Transavia en 2020, ouvrir quatorze nouvelles lignes, et créer près de 100 nouveaux emplois pour traiter près d’un million de passagers supplémentaires, véritable manne pour l’économie montpelliéraine.